ARTISTS

Anne Valérie Gasc
« Les œuvres d’art ne se contentent pas de produire des images durables. Elles deviennent œuvres d’art tout autant par la destruction de leur imagerie ; c’est pourquoi celle-ci est très profondément apparentée à l’explosion. (…) Les œuvres d’art ne sont pas seulement des allégories mais leur accomplissement catastrophique. Les chocs qu’assènent les œuvres récentes sont l’explosion de leur apparition qui se dissout en eux (…) en provoquant une catastrophe qui, seule, libère totalement l’essence de l’apparaissant. »Theodor W. Adorno, Théorie esthétique, Klincksieck, 1989.
Née en 1975 en France, Anne-Valérie Gasc est artiste, enseignante-chercheur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille en arts et sciences de l’art. Elle est résidente à la Friche Belle de Mai à Marseille, où se situe son atelier. De manière générale, son travail tisse un lien contradictoire entre les conditions d’apparition d’une œuvre d’art et celles de la disparition, la démolition, le foudroyage intégral de l’architecture.
Son projet Crash Box par exemple, relève d’une expérimentation vidéo qui consiste à filmer des bâtiments démolis par foudroyage intégral depuis un point de vue intérieur, au plus proche des charges explosives. Les images ainsi capturées manifestent, dans le presque rien à voir de l’effondrement, l’échec du projet social porté par cette architecture de la reconstruction.
Sa recherche actuelle intitulée Les larmes du Prince est basée sur une approche critique des stratégies de dissolution de l’architecture contemporaine. Depuis l’utopie d’une architecture de verre portée par la Gläserne Kette de Bruno Taut, en passant par l’esthétique ductile et transparente de l’architecture paramétrique, jusqu’à l’évanescence des « édifices-nuages », Anne-Valérie Gasc explore les fondements et questionne les limites de cette architecture de l’effacement ; Elle invente les formes de son anéantissement.
Comme une contradiction, elle développe simultanément Spatium, un travail autour des carrières de pierre dans lequel seul l’acte de découpe et de soustraction dans la matière fait processus d’édification, au sens architectural du terme. C’est dans le cadre de ce projet récent qu’elle produit Twenty-six Blank Rocks, 26 empreintes de pierres lithographiques à l’encre noire, grasse comme de l’essence, qui, tel un alphabet révolutionnaire, transforme un livre en bombe.
Son œuvre est présentée régulièrement en France comme à l’étranger : à Paris (Pavillon de l’Arsenal, Maison Rouge, galerie nationale du Jeu de Paume), Tours (CCC), Lyon (IAC) et Marseille (FRAC PACA) ; à Amsterdam (FOAM), New York (Gagosian gallery), Sydney (Biennale de Media Architecture) ou encore en Slovénie (musée d’art moderne et contemporain de Maribor) et en Allemagne (HMKV à Dortmund) notamment.

AGV (rayon outillage)
Né en 92 d’une mère artisto-commerciale et d’un père clepto-motocycliste, AGV a grandi au creux de la Riviera française avant de partir pour Marseille, où il s’est formé au gymkhana, et demeure aujourd’hui. Il serpente toutefois le plus souvent sur des motos que la BAC appelle tondeuses, dans et entre les délétères recoins des agglomérations d’Europe. Sa pratique, encouragée par l’esprit des plus gentils humanistes du XVème siècle, relève de l’enquête de terrain et flirte avec des problématiques où corps, travail, moments conviviaux et strapless dildo se trouvent enfin réunis.

AGV (rayon outillage)
Born out of the union of an artist-manager mother and a clepto-motocyclist father, AGV grown up in the French Riviera’s belly before leaving for Marseille, where he trained himslef to gymkhana, and still inhabits. He nevertheless spends half of his time snaking through the most dangerous european cities on bikes that police squads use to call mowers. His work, inheritant of the nicest XVth century’s humanists, consists in field investigation and finally gather issues such as bodies, jobs, friendly events and strapless dildos.
 

JEREMIE BENNEQUIN
Depuis une dizaine d’années, Jérémie Bennequin développe une démarche artistique polydisciplinaire sur les thèmes du temps, de la mémoire et de l’effacement. Le dessin est au cœur de sa pratique plastique et la littérature constitue chez lui comme une matière première, son matériau privilégié. Il commence d’ailleurs à se faire connaître en 2008 avec son « ommage » à La Recherche du temps perdu de Marcel Proust dont il a rigoureusement gommé l’œuvre selon un protocole rigoureux à mesure d’une page par jour durant dix ans. Il expose son work in progress en 2011 à la galerie du jour agnès b à Paris et en Allemagne au Leoplold-Hoesch Museum. Parallèlement, il réalise plusieurs performances autour du poème de Mallarmé, Un coup de dés jamais n’abolira le Hasard, au Palais de Tokyo et dans le cadre de la FIAC parisienne en 2013. Il participe ensuite à différentes expositions collectives en France et à l’étranger, notamment au Musée Royal de Mariemont (2014), au MAC/VAL (2015) et au Bury Art Museum en 2016. La même année, la galerie C de Neuchâtel présente son travail en focus de Drawing Now à Paris, un ensemble de productions graphiques réalisées par l’artiste suite à deux résidences de création successives, la première sur les pas de Baudelaire à l’île Maurice et la seconde autour de Roland Barthes à La Petite Escalère.
Au croisement de l’écriture et des images, à la fois sensuelle et conceptuelle, l’œuvre de Jérémie Bennequin donne régulièrement lieu à des publications de livres d’artiste. Ses derniers ouvrages sont édités par Yvon Lambert (Le Hasard n’abolira jamais un coup de dés, 2014) et les Éditions Dilecta (Les Lesbiennes, 2016).

PIERRE EDOUARD DUMORA
A la croisée du cinéma et de la musique, son travail explore les mythologies personnelles et le recours à l’imaginaire comme moyen de composer avec le réel. Ses films ont été montrés à la Cinémathèque Française, Yale Art Gallery, Rencontres Internationales, Côté Court, Rencontres d’Arles… Il a cofondé le collectif I’ve Seen the Future avec Yann Gonzalez et Alain Garcia. Filmographie: The Peacekeeper (2017), We the Sorcerers (2015), Evil Men Do (2014), Le Rêve d’Europe (2014), Family Galaxy (2009), Le Bijou (2006).
Pierre Edouard Dumora (1980- vit et travaille à Paris) est diplômé du Fresnoy.

EDITIONS CLANDESTINES
Les premières réalisations des éditions clandestines s.l.n.d. (sans lieu ni date) sont sortis de la photocopieuse du musée Gustave Moreau, Laurent Marissal était alors gardien de musée peintre. Il détournait la machine à des fins picturales et par stratégie d’autonomie. Puis Syndicalistepeintre, c’est la revue même du syndicat — Cartel, livret des musées, USPAC-CGT — qu’il a occupé, caviardé, piraté. Aujourd’hui les éditions clandestines s.l.n.d. financées par la reprise individuelle, publient une revue, atelier in progress d’action picturales, ¬NADA,  et de petits ouvrages (Pinxit III, guattari styx…) Diffusées sous le manteau les éditions clandestines s.l.n.d.,  autonomes expositions portatives, sont des peintures imprimés sur des murs mobiles. Au lieu de partager l’espace, la peinture se partage dedans.
Pour + d’informations rdv sur : http://www.laurentmarissal.net — http://editionsclandestinesslndactu.blogspot.fr

EDITION PRECAIRE fondé en 2017 par Laura Morsch-Kihn, est une non-maison d’édition orientée sur la question de la précarité tant sociale que formelle. La première série de publications s’intitule Bleu Travail et s’attache à documenter le travail aujourd’hui sous le prisme de la chorégraphie sans chorégraphe. Les 4 premières chorégraphies sont consacrées aux rapports qu’entretiennent les jeunes au travail entre débrouillardise et apprentissage.

DOMINIQUE DE BEIR
est co-fondatrice de Friville Editions depuis 2011 (un lieu de diffusion, un lieu d’exposition, un espace critique, un espace de confrontations et de rencontres avec d’autres artistes) et professeure polyvalente à l’ESADHAR site Rouen depuis 2006 où elle est co-responsable du laboratoire de recherche Edith. Les principaux commissariats d’expositions en lien avec les publications d’artistes sont  Best of  , un choix de livres d’artistes dans la collection du Frac Haute Normandie, l’exposition Atlas at last, lié au colloque «  Atlas de la microédition  : quelles routes pour quels enjeux  ?  » ( auditorium du musée des beaux-arts de Rouen, mars 2012), dans le cadre de Artsequana, l’exposition Workshop Sprint  présentant des éditeurs au travail.
De nombreuses expositions ont ponctué sa carrière depuis 1996 tant en France qu’à l’étranger : Frac Picardie, musée Géo-Charles, musée Oswall (Dortmund), musée Rijswijk, le centre d’art de Kerguehennec…Son travail est représenté par la Galerie Jean Fournier (Paris), la Galerie Réjane Louin (Locquirec) et la Galerie Phoebus (Rotterdam).

DESTROY ALL MONSTERS (1973-1985)
Destroy All Monsters were an influential Detroit band existing from 1973 to 1985, with sporadic performances since. Their music touched on elements of punk rock, psychedelic rock, heavy metal and noise rock with a heavy dose ofperformance art. They described their music as « anti-rock. » Destroy All Monsters never found mainstream success, but earned some notoriety due to members of notable rock groups The Stooges and MC5 who joined the group. Although Destroy All Monsters never recorded a proper album, Sonic Youth singer/guitarist Thurston Moore released a three compact disc compilation of the group’s music in 1994.

ARNAUD ELFORT
Arnaud Elfort s’interroge sur les enjeux présents derrière la « réhabilitation » d’un symbole ouvrier et enquête sur des pratiques collectives mémorielles et amateurs. Ses recherches sur des musées fragiles problématisent la prise en charge de l’Histoire par les institutions et par l’État.

FORCE DE VENTE
if le fric (Catherine Schwartz) publie en ligne, sur papier et compose des jingles pédagogiques pour les étudiants en art. Miguel O’Hara (Lucas Morin) est musicien et dessine. Sous le nom de force de vente, ils éditent (à crédit) brochures, artzines photocopiés à domicile, affiches, stickers, éditions sonores et font jouer en concert (à perte) leurs groupes préférés.
http://forcedevente.tumblr.com

GORZE
Maxime Gonzalez alias »Gorze » est artiste peintre originaire de Paris évoluant depuis une dizaine d’années dans le graffiti. Son travail « torturé de la lettre » lui à permis de rencontrer et d’intégrer de nombreux collectifs influents dans l’art contemporain. Son fanzine Trait d’union est un récital unique de lettres en mouvement, qui représente l’étude du graffiti, à savoir la déstructuration de la lettre.        

LAMENTIN SAUCISSE
Lamentin-Saucisse voit le jour en 2013.
Nicolas est auteur de bande dessinée, Stéphanie est artiste.C’est lors d’une résidence aux Beaux Arts de Nîmes que débute leur collaboration et qu’ils décident de se baptiser ainsi.
Leur duo se déploie à travers des éditions exécutées comme des escapades, avant de revenir chacun à leurs travaux respectifs.
http://lamentinsaucisse.tumblr.com
Mouille
 
LAMENTIN SAUCISSE
Lamentin Saucisse was born in 2013.
Nicolas is a bande-dessinée author, Stéphanie is an artist.
They begun their collaboration in a residency at Nîmes Fine Art School, where they chose their name. Their duet evolve through editions lived like escapes before they come back to their own work.
 

ANTOINE LEFEBVRE EDITION is the publishing structure and artist name of Antoine Lefebvre. He is the creator of La Bibliothèque Fantastique (2009-2013). http://aleditions.tumblr.com/

LES FRERES RIPOULAINS est un duo d’artistes français formé à Rennes en 2006. David Renault est né en 1979, il vit à Rennes, France, et travaille en France. Mathieu Tremblin est né en 1980, il vit à Strasbourg et Arles, France et travaille en Europe. Ils ont été membres du Free Art and Technology Lab (F.A.T.), 2014-2015.
En solo ou en duo, ils privilégient des formes de créations contextuelles dont le mode opératoire se rapproche de celui des travailleurs de la voirie et en témoignent par le biais d’espaces de consultation inspirés des bureaux d’étude où ils explorent sur le mode de l’enquête de terrain et du work in progress les relations entre urbanité et urbanisme.
David Renault et Mathieu Tremblin œuvrent dans les espaces en jachère de la ville et développent des protocoles d’action urbaine autour des notions de contre-façon, d’abandon et de dégradation, d’expression autonome et spontanée, de langage cryptique et de désobéissance civile.

LE NOUVEL ESPRIT DU VANDALISME est une tentative en référence à l’ouvrage Le nouvel esprit du capitalisme de Luc Boltanski et Eve Chiapello (1999). Crée en mai 2014, ce projet méta-artistique est consacré aux actions curatoriale au travers le format de l’exposition et de l’édition (web, fanzine, livre d’artiste). Il a pour objet la saisie, au travers du filtre de l’art et du non art, des idées, des formes, des esthétiques, des manières d’êtres ou encore d’attitudes qui détiennent un esprit du vandalisme. Il ne s’agit pas d’inventorier un ensemble de pratiques ayant pour objet la «destruction gratuite » mais au contraire d’utiliser et percevoir de nouvelles réalités nous permettant de saisir notre contemporanéité dans ses contres courants.

CARY LOREN
CARY LOREN’s writing career began with self-published art zines in the 1970s. Loren has published one obscure novella in Dutch, poetry (as lyricist for Destroy All Monsters and Monster Island). He also maintains a blog where he posts essays on the arts. Together with his wife Colleen Kammer, Loren runs The Book Beat, an independent bookstore in Oak Park, Michigan where he facilitates a discussion group on world literature. His works in progress include a book-length study of the Detroit Artists Workshop and biographical text for a photography book on Leni Sinclair. His interests lie in regional histories, collage and the fragmentation and collision of culture and politics. Loren also makes zines, videos, music and art.

THOMAS MAILAENDER (Born in 1979, France)
Thomas Mailaender is a French multimedia artist living and working between Paris and Marseille. He studied at the École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (ENSAD) in Paris from 2001 – 2003, followed by a year at Villa Arson in Nice, France. His work has been exhibited in solo and group shows in major art institutions and festivals internationally, such as at the Centre Pompidou in Paris, France and at the New York Photo Festival in New York, USA. Recent major solo exhibitions include Solo Chaud at Roman Road, London (2015); The Night Climbers of Cambridge at Festival Images, Vevey, Switzerland (2014); and Cyanotypes at MAD Agency, Paris, France (2014). In early 2016, he will be featuring his Gone Fishing series in an exciting group show at Tate Modern, London, curated by Simon Baker. One of Mailaender’s great virtues is his ingenuity and ability to orchestrate found objects through his work. He is a voracious collector of amateur and vernacular photographs and subjects and has developed and explored innovative ways of bringing his souvenirs into the line of art. Known for his witty and often impudent works, Mailaender’s oeuvre entertains with its curious and conspicuous displays.
www.thomasmailaender.com

PAT McCARTHY (né en 1987, Danbury, USA. Vit et travaille à New York, USA)

Le travail de Pat McCarthy est principalement orienté vers le fanzine, la sculpture, la performance, et la poésie. C’est à l’age de 19 ans qu’ il débute son apprentissage artistique aux côtés de ses deux mentors : les artistes Tom Sachs et JJ Peet.En 2009, il débute ses séries de fanzines Born to Kill et Skirts. À ce jour 75 numéros ont été publiés et édités à plusieurs centaines d’exemplaires. Depuis 2012, une grande partie de sa pratique artistique se concentre sur les rituels d’entrainement et de vols d’une tribu de pigeons, depuis son toit de Brooklyn. Ses récentes expositions comprennent l’exploitation d’un magasin d’alimentation pour pigeon à Muddguts Gallery New York et son voyage en mer à bord d’un cargo fret dans le but de ransporter sa Cheesebike une « street-kitchen motorbike-sculpture » , de Philadelphie à la Delire Gallery à Bruxelles . À l’automne 2015, il réalise l’exposition « Shelter » à la Evergold Galerie.
Entretien avec Pat McCarthy

PAT McCARTHY (born 1987, Danbury, USA. Lives and works in New York, USA). 

McCarthy works primarily in ‘zines, sculpture, performance, and poetry. At age 19 he began simultaneous apprenticeships with artists Tom Sachs and JJ PEET, five years working side by side with these two mentors constitute McCarthy’s formal art education. He began his serial fanzines, Born to Kill and Skirts, in 2009 and to date there are collectively 75 issues, each having been printed in editions of several hundred. Since 2012, much of his work has been focused within the rituals of training and flying hundreds of pigeons from his Brooklyn rooftop. Recent exhibitions include operating a pigeon feed-and-supply shop in New York at Muddguts Gallery, and traveling at sea by cargo freighter with his street-kitchen motorbike-sculpture, the Cheesebike, from Philadelphia to Brussels, ending at Delire Gallery. In fall 2015, he build a shelter at Evergold Gallery.
Conversation with Pat McCarthy

OLIVIER NOURRISSON
“Je suis né puis j’ai été à l’école, j’étais très mauvais à l’école, je faisais de la dysorthographie, à 18 ans j’ai été dans une école d’art, c’était une époque où la France avait une politique culturelle à la fin des années 80 qui était de faire comprendre l’art à tout le monde : il fallait que l’art soit partout, dans les champs, dans les cités HLM, dans la rue, chez les gens, même les usines abandonnées se transformaient en centres d’art, c’était 20 ans après mai 68. A l’école d’art on lisait les livres de Jean Baudrillard ou Paul Virilio, c’était super de lire ces livres pour moi qui aimais regarder des films de SF, après l’école d’art je suis parti en voyage, je faisais des conférences pseudo scientifiques, je n’avais rien à vendre, au milieu des années 90”

O.S.Y.
O.S.Y. traces a path within northern Portugal emphasizing the chaotic relations between the individual and the urban space. The images echo an embodied sonic landscape where the body is interrupted by grids, sharp-wire and
Space itself, allowing a re-configuration of the polarity city-periphery aligning also the centralization of the body with its peripheral traumas.

JJ PEET (né en 1973 à Minneapolis, USA. Vit et travaille à New York, USA).
Le travail de JJ Peet prend sa forme à travers une multitude de processus : vidéo, peinture, sculpture, verre, photographie, publications (fanzines and livre d’artistes )…. ou tout autre matériel disponible permettant la construction d’un récit où la création se mêle aux enquêtes politiques et protestations civiles . La sensibilité politique est fondamentale pour l’ensemble de son oeuvre, qui approche des sujets tels que la volatilité des marchés financiers, les questions environnementales, et les conflits. Le travail de PEET se singularise dans sa capacité à construire un corpus complexe issu d’une démarche conceptuelle, esthétique et artisanale. Il enseigne la céramique à Columbia University et à 92nd Street Y à New York.
www.onstellarrays.com/artists/jj-peet/

JJ PEET (born 1973, Minneapolis, USA. Lives and works in New York, USA).
Peet’s work takes form through a multitude of processes, utilizing video, ceramics, painting, sculpture, glass, publications (fanzines and artist books) or any available material, in the construction of an on-going narrative that marries Peet’s political investigations and civil protests with the creation of art. Political responsiveness is fundamental to all of his work, touching on topics such as the volatility of the financial markets, environmental issues, and America’s ongoing wars. Peet is unique in his ability to seamlessly construct a complex and highly conceptual body of work with equal mastery of craft and acute aesthetic sensitivity.
He currently teaches ceramics at Columbia University and the 92nd Street Y in New York.
www.onstellarrays.com/artists/jj-peet/

PRIOUX & PEIXOTO
Elles développent depuis 2012, parallèlement à une pratique individuelle fournie, un travail dont la matière première est peut-être le rapport : rapports réciproques de deux artistes entre-elles, et rapport du bloc solidaire qu’elles constituent aux autres. En désignant et en se désignant ouvertement, au travers de la vidéo, de la performance, de la production de documents, elles interrogent leur engagement artistique et personnel, leur responsabilité ainsi que celle du spectateur.
Leurs productions sont des preuves d’actions, des témoignages de leur présence (à distance, ou bien physique) dans les espaces qu’elles occupent. En un sens, elles ne proposent rien d’autre que d’être là. Sincèrement. Solidaires, donc. La documentation de cette présence se charge de valeur mais aussi de tension, et c’est avec constance et opiniâtreté que l’œuvre se dessine à travers elle et s’impose souvent comme un véritable défi : elles existent précisément parce qu’elles insistent.
Prioux & Peixoto est une équipe visible qui établit (et surtout donne forme) à son propre contexte. Porter un uniforme leur permet d’officialiser une situation, d’éprouver ce que signifie être un professionnel : il ancre leur activité dans le réel. Par un jeu de renvois continus vers elles-mêmes, mais aussi parce que le spectateur, irrésistiblement, est amené à admettre ce qu’elles sont, Prioux & Peixoto nous obligent, très simplement, à nous interroger sur ce qui fait la valeur de notre existence.
Catherine Schwartz

REBEL REBEL ZINE est une publication réalisés par les habitants – principalement des jeunes – du quartier du Grand Saint-Barthélemy à Marseille avec des artistes invités en lien avec l’édition. Les différents numéros ( 8 à ce jour) abordent des problématiques locales comme le quartier et le travail et la culture jeune : musique et sport dont la série Droit au but. Le zine est ici pensé comme un objet d’interactions qui se distribue dans et en dehors des quartiers. Rebel rebel zine est fondé en 2015 par Laura Morsch-Kihn avec le soutien de la Fondation Logirem et en partenariat avec le FRAC PACA à Marseille.

SAEIO (né en 1987 à Paris, France. Vit et travaille à Paris, France).
SAEIO est un artiste multi-média autodidacte qui évolue depuis plus d’une dizaine d’année dans le milieu du graffiti. Chez SAEIO le tag est pensé comme une pratique élargie reliant l’art à la vie ouvrant la possibilité de nombreuses « rencontres urbaines » qui nourrissent son esthétique. SAEIO a introduit depuis peu sa pratique et sa conception du graffiti au sein des institutions artistiques. Le paradoxe de ce passage de l’illégalité à la légalité, de la rue à l’institution, du graffiti à l’idée du graffiti, de la foule à un public, du collectif à l’individuel, de l’interaction à sa possible perte nourrissent chez lui de nouveaux questionnements et axes de recherche qui génèrent de nouvelles inventions plastiques.
Expositions : Art-Paris, Galerie Rabouan Moussion, 2015 / Seine Saint -Denis Style, cité des Arts de Montmartre, Paris, 2015 / Locus Puta, TAZ de Saint Ouen, 2014 / Jan Doe 22, Galerie Rabouan Moussion, 2013.
www.saeio.paris

SAEIO (born 1987 Paris, France. Lives and works in Paris, France).
SAEIO is a self-educated multi-media artist whose work has evolved over a decade in the world of graffiti. For SAEIO the ‘tag’ is conceived as an extended practice, linking art with life, and opening the possibility of multiple ‘urban games’, which nurture aesthetic effects. SAEIO recently introduced his practice and conception of graffiti within art institutions. The paradox of these passages from illegality to legality, from the street to the institution, from graffiti to the idea of graffiti, from the crowd to an audience, from the collective to the individual, from interaction to its possible loss, stimulates new questions and lines of research that generate new visual inventions.
Exhibitions: Art-Paris, Galerie Rabouan Moussion, 2015 / Seine Saint Denis Style, cité des Arts de Montmartre, Paris, 2015 / Locus Puta, TAZ de Saint Ouen, 2014 / Jan Doe 22, Galerie Rabouan Moussion, 2013
www.saeio.paris

MELCHIOR TERSEN
« Autodidacte, Merchior TERSEN est avant tout un photographe de
terrain. Ce fan de musique métal mais aussi de rap, de cinéma, de
manga ou de foot,  aime s’immerger et se confronter à des univers
cash, parfois extrêmes. Il fait ses premières armes à la sortie de
concerts ou à des avant-premières de films avec un petit appareil
compact qui ne le quitte pas. Des instants pris sur le vif, au milieu
de la foule du Hellfest. L’attitude des fans en concert, les looks,
les tatouages, tout cela a laissé sa marque sur le travail de cet
artiste qui arpente des microcosmes pour mieux en appréhender les
fascinations et les codes.
D’une sensibilité exacerbée, Melchior TERSEN partage la communion de
ses modèles autour d’une même passion, il perçoit leurs exaltations et
leurs blessures qui s’expriment dans la spontanéité et l’intensité de
ses clichés. »

www.melchiortersen.com

DAVID DE TSCHARNER (born 1979, Lausanne, Switzerland. Lives and works between Paris and Brussels)
David de Tscharner has developed a body of work that includes experimentations in different artistic fields such as collage, video, internet, publication and curating but it is through sculpture that he asserts himself progressively. Using elements such as time constraints, geographical contexts, biographical references and participative processes to develop his projects, he turns sculpture into a catalyzer that draws links between intimate and social experiences. David de Tscharner participated in many exhibitions in Switzerland, Belgium and France. Next at Galerie Albert Baronianin 2009, One Sculpture a Day at Aliceday Gallery in 2012 and Fantasmagorie at Frac des Pays de la Loire in 2014 are among his noticeable solo shows. Art director of the magazine Code between 2005 and 2010, he also collaborated with artists Jean-Baptiste Bernadet, Eric Croes, Benoît Platéus, designer Florence Doléac and musician Ghostape.
http://www.david-de-tscharner.com/

«CONFLITS» Juliette Vivier / Stéphanie Cazaentre
Toutes deux formées à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD), Stéphanie Cazaentre et Juliette Vivier décident de commencer fin 2010 un projet en binôme. Elles explorent par le dessin plusieurs pistes qui font intervenir une entrave dans la création : en s’imposant certaines contraintes, l’acte de créer se transforme et s’exacerbe. Ce travail tire parti de l’évident rapport conflictuel de cette démarche collective et met en avant son caractère antagoniste en laissant une place à l’inattendu. « Nous mettons en scène la notion de conflit à travers un système d’échange de dessins sur une même feuille. Ce travail est un face à face se basant sur le lâcher-prise qui entraîne l’impossibilité d’appréhender la finalité de son dessin. L’artiste entrevoit une certaine frustration de se voir dépossédé du dessin qu’il a entrepris. Malgré la notion de conflit contenue dans le thème, le résultat se traduit par un dialogue graphique entre deux sensibilités artistiques distinctes pour une création commune. Ces recherches jouent de la tension provoquée par ces oppositions – formelles et psychologiques – sans juger des choix de l’autre.»
http://conflits.tumblr.com/

17 17
JULIA MAIER
(née en 1976 à Strasbourg. Vit et travaille à Aiguebelle, France).

Des chocs esthétiques successifs, la lisière d’une forêt, un voyage au Japon, la découverte amoureuse de l’oeuvre d‘Odilon Redon, de Bas Jan Ader, de Raymond Pettibon, … ont produit un drôle d’assemblage. Travailler avec presque rien (un pinceau et de l’encre de chine) lui permet de construire des «images» où poésie, engagement politique et absurdité se croisent. Elle dessine aujourd’hui essentiellement pour la surprise de l’image sérigraphique.
Julia est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts (Paris – Cergy), titulaire d’une licence d’Arts Plastiques (Paris 1) et formée au pratiques curatoriales au Centre National d’Art Contemporain – Magasin (Grenoble). Aujourd’hui elle travaille et co-anime l’atelier de sérigraphie 17 17.
Atelier 1717
JULIA MAIER (born 1976 Strasbourg. Lives and works in Aiguebelle, France). 
Successive aesthetic shocks, the border of a forest, a journey in Japan, loving discovery of the work of Odilon Redon, Bas Jan Ader, Raymond Pettibon, produces a funny assembly. To work with almost nothing (a brush and ink) allows her to build « images » where poetry, political commitment and nonsense meet. She draws today essentially for the surprise of the screen-printed image.
Julia is awarded a diploma by the National Fine Arts Academy (Paris – Cergy), holder of a Licence of Art (Paris Sorbonne) and trained in curatoriales practices in the National Center of Contemporary Art – Magasin (Grenoble). Today she works and co-livens up the screenprinting workshop 17 17.
Atelier 1717

JEAN-PIERRE ALEMAO (né en 1966 à Saint-Jean-de-Maurienne, France. Vit et travaille à Aiguebelle, France).
Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Grenoble,a toujours poursuivi de manière confidentielle et obsessionnelle une oeuvre picturale qui emprunte au réel sans viser à être purement figurative, imitative ou narrative. Seule demeure, l’idée d’un paysage, d’une figure. Parallèlement, il conduit, avec d’autres passionnés, un atelier d’impression artisanale à travers la technique de la sérigraphie. L’exposition « Fields Effects» viendra également lui offrir l’occasion de mettre son «savoir faire» en la matière au service d’autres artistes.
Atelier 1717
JEAN PIERRE ALEMAO (born 1966 Saint-Jean-de-Maurienne, France. Lives and works in Aiguebelle, France).
Awarded a diploma by the School of Fine Arts of Grenoble, he has always pursued in a confidential and obsessional way a pictorial work which borrows from reality without aiming at being purely representational, imitative or narrative. All that remains is the idea of a landscape, figure. At the same time, he leads, with other enthusiasts, a workshop of home-made printing through the technique of screen printing. The exhibition Fields Effects will also offer him the opportunity to put his » know- how to make » on the subject in the service of other artists.
Atelier 1717

Vava Dudu
Farouchement indépendante, Vava Dudu est une artiste pluridisciplinaire dont les créations faites à partir d’objets de récupération irriguent autant le milieu underground que les mass médias. Styliste en dehors de tout courant, elle a travaillé comme accessoiriste pour Jean-Paul Gaultier, habillé Björk et Lady Gaga et créé une marque avec Fabrice Lorrain.
En 2012, Le Confort Moderne à Poitiers invite l’artiste pour une exposition personnelle dont le contenu évoluera sur plusieurs mois. Il s’agissait à la fois de montrer ses créations que d’exposer ce qu’est Vava Dudu.
L’été 2016, Vava Dudu participe à l’exposition collective SALON DU SALON #10 1) et SALON DU SALON édite à cette occasion une affiche impression Risographe en série limitée numérotée et signée par l’artiste lors de Mise en pli, salon de micro édition organisé au Fonds Régional d’Art Contemporain à Marseille (FRAC PACA) 2).
L’édition #13 de SALON DU SALON titrée“Vertige Profonde, Vava Dudu” entièrement consacrée au travail plastique de Vava Dudu prend sa source dans le travail effectué par l’artiste durant sa résidence à SALON DU SALON / Marseille du 15 au 21 août 2017.

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